INTRODUCTION
Dans un système complexe chaque décision pourrait avoir des implications multiples. Il est dès lors important d’avoir un cadre de référence conçu d’une telle façon que la pertinence de chaque décision puisse être mesurée dans ses différentes implications au de la de son objectif. Dans un système de santé, national ou local, il y a une infinité de décisions à prendre. Il devient impératif pour l’équipe de gestion de décider quelles sont les priorités de changement. Ces priorités dépendent de la situation mais le modèle de référence est indispensable pour chaque problème.
A avant la prise de décision il faut :
-
diagnostiquer les
problèmes
-
Faire
l’inventaire des problèmes
-
Classer les
problèmes par priorité
-
Choisir les
problèmes prioritaires à résoudre
-
Dresser la liste
des solutions possibles
- Prendre la décision
Apres la décision :
-
Exécuter la décision
-
Suivi et évaluation
de la décision (collecte des informations)
-
Analyser la
situation
- Reprendre le cycle
C’est quoi la recherche ?
-
Poser une
question
. Bien définir les limites
. Bien élaborer les détails
Creuser .
Utiliser des concepts et définitions clairs
. Utiliser des outils appropriés et explicites
- Y réponde de façon claire et avec une
structuration logique
DEFINITION DE LA RECHERCHE
La recherche est une activité
d’investigation aboutissant à la conceptualisation, la conception et la
production de quelque chose de nouveau :
- Prototypes
(1er exemplaire conçu et expérimenté)
-
Des idées
-
Systèmes et procédures
- Modèles d’action ou de comportement
Dans le domaine sanitaire,
l’apprentissage de la théorie et l’acquisition du savoir et les habilités
cliniques ne suffissent pas pour une bonne pratique de la médecine.
Nos connaissances sur ce qui
doit être fait en médecine doivent être organisées dans un cadre structuré basé sur les faits que nous
connaissons et ceux qu’ont ignorent ainsi que les habilités que nous pouvons
utiliser.
Cette base rationnelle de la
pratique de la médecine a été toujours confuse à divers degrés entraînant des
attitudes et décisions allant dans la mauvaise direction :
-
Nous avons
toujours une confiance aveugle en nos
Enseignants (ils n’ont jamais tort)
-
Nous nous
attachons beaucoup à ce que nous avons
appris et ont ne peut le mettre en question
-
Nos décisions sont parfois influencées par la religion, la
politique (avortement thérapeutique ccv)
La
science médicale représente donc une recherche continue de l’image réelle de la
maladie, de l’identification des causes réelles et du meilleur traitement.
Toutes
fois, l’effort dans les sciences de la santé est sujet au hasard et à l’erreur
systématique même dans les meilleures conditions de contrôle. Ainsi, les
informations requises pour la prise de décision comportent dans une large
mesure un certain niveau d’incertitude. Cette incertitude est aujourd’hui une
réalité certaine.Elle comporte :
-
Une connaissance
incomplète des problèmes
-
Une information
incomplète donnée par le patient ou fournie par le système d’information de routine
-
Une information
incomplète demandée par le personnel de santé
-
Une information
erronée donnée par le patient ou enregistrée par le professionnel de santé
-
Une interprétation
erronée de l’information obtenue
-
Une omission
d’enregistrement de l’information
-
Un raisonnement
et des habilités intellectuelles excentriques (bizarres)
La
recherche en santé publique vise à fournir tous les compléments d’informations
nécessaires pour la mise en œuvre efficace d’un système de santé.
Les problèmes qui se posent dans le secteur de la santé peuvent être subdivisés en deux catégories :
-
Les problèmes qui
peuvent être résolus en recourant aux connaissances des spécialistes pour des
procédures techniques en vue d’obtenir les informations nécessaires et de
prendre les mesures voulues. dans ce cas il faut du personnel qui a été formé
dans l’une ou l’autre des disciplines suivantes : épidémiologie, sciences sociales,
statistiques, économie,…….
- Les problèmes pour lesquels on manque d’informations essentielles et qui ne peuvent pas être obtenues par l’application directe de procédures bien définies .Dans ce cas, il faut faire appel à des spécialistes en recherche : recherche biomédicale, recherche épidémiologique, analyse des systèmes de santé……..
METHODES D’ACQUISITION DES CONNAISSANCES
On distingue deux grandes méthodes
I) Les méthodes pré scientifiques
Ce sont des méthodes dites pré scientifiques ou non
Scientifiques pour l’acquisition des
connaissances :
a)
l’obstination : croyance en des sortilèges maléfiques
b)
l’intuition : c’est la méthode du bon sens populaire.
Beaucoup
de découvertes seraient le fruit du hasard, de l’imagination et de l’intuition.
C’est une source non systématique de connaissances.elle porte sur certaines
perceptions qu’on a de la réalité.
c)
L’autorité : c’est le fait d’accepter aveuglement
L’avis d’un spécialiste ou d’une autorité.
d)
Le
raisonnement : c’est une méthode
rationnelle basée sur le raisonnement à partir de faits ou principes connus.
e) L’empirique : cette méthode postule que faire l’expérience directe d’un fait ou d’un événement constitue le seul critère de vérité acceptable.
II) Les méthodes scientifiques :
Ce
sont des méthodes scientifiques qui impliquent un certain nombre de principes
ou postulats de base ainsi qu’un certain nombre d’étapes successives qui
structurent le cycle de la recherche.
Objectifs des méthodes scientifiques :
2)
Expliquer et
déterminer les causes du phénomène observé
3)
Prédire et
anticiper l’apparition d’un phénomène
4)
Produire un
phénomène donné en mettant en place les conditions nécessaires.
Le but ultime de cette démarche scientifique est la compréhension totale de l’univers dans lequel nous vivons
Etapes
de la méthode scientifique :
a)
Décrire et poser le
problème de manière précise.
b)
Examiner ce qui
est connu
c)
Inventer de
nouvelles hypothèses, théories et techniques pouvant contribuer à résoudre le
problème.
d)
Arriver à une
solution temporaire du problème
e)
Déduire les
conséquences qu’entraîneront les solutions proposées
f)
Mettre au point
des techniques adéquates permettant de confirmer ou infirmer les implications
empiriques des hypothèses
g)
Soumettre les
hypothèses à l’épreuve de faits et interpréter les résultats
h)
Délimiter les
domaines aux quels ces techniques s’appliqueraient
i)
Contribuer à la
formulation de nouveaux problèmes (reprise du cycle)
j) Rendre publique les nouvelles connaissances
PROJET ET RAPPORT DE RECHERCHE
Le projet ou protocole de recherche est différent du rapport de recherche.Les chercheurs utilisent différentes expressions pour désigner ce qu’on appelle projet de recherche : cadre de référence, cadre d’analyse, devis de recherche, devis expérimental…..
Le
projet de recherche est définie comme étant l’étape préliminaire de la
recherche au cours de laquelle il faut définir le problème, établir les limites
de l’objet de l’étude et préciser la manière de réaliser chacune des étapes du
processus en justifiant et en commentant les choix méthodologiques.
Il
s’agit généralement d’un document écrit pouvant comporter selon les cas 10 à 50
pages. C’est donc plus qu’un plan de travail.
Le
projet de recherche doit remplir trois fonctions essentielles.
a) il aide à mieux préciser l’objet
de l’étude
b) il permet de planifier les étapes
de recherche
c) il aide à sélectionner les stratégie et les
Techniques de recherche les plus appropriées
Le
rapport de recherche est un document qui consiste à présenter les résultats de
la recherche une fois terminée.
Il reprend plusieurs éléments du projet de recherche, mais son rôle principal consiste à présenter la discussion des résultas de l’analyse et les conclusions.Il doit comporter également une critique éventuelle de la méthode utilisée ainsi que de nouvelles pistes de recherches.
|
Projet de recherche |
Rapport de recherche |
|
1) Formulation du problème 2) Etat des connaissances 3) Enonciation des
hypothèses 4) Construction d’un modèle
conceptuel 5) Choix de la stratégie de
recherche 6) Choix des techniques de collecte
de l’information 7) Choix des techniques
d’analyse des données Bibliographie |
1) Partie
introductive : reprise abrégée des ponts 1 à 7 du projet de recherche 2) Partie principale :
présentation et discussion des principaux résultats de l’analyse selon le
cadre conceptuel du projet 3) Conclusion :
Discussion des résultats de l’analyse par rapport à la vérification des
hypothèses. Proposition de
recommandations. Critique de la méthode
utilisée et proposition de pistes de recherche éventuelles Bibliographie |
SCHEMA D’UN PROTOCOLE DE RECHERCHE
|
Conceptualisation du problème de recherche 1) Définition du problème de recherche 2)
Etat des connaissances 3) Modèle théorique (hypothèses ou questions de
recherche) |
|
Choix d’une stratégie de
recherche 4. 1) Devis de recherche 4. 2) Validation du devis
choisi |
|
Planification
opérationnelle de la recherche 5)
Population à l’étude 6)
Définition des outils de collecte des données 7)
Définition des méthodes d’analyse des données 8)
Echéancier et budgétisation 9)
Pertinence de la recherche |
Définition du problème de recherch
Définir le problème de recherche, c’est répondre à la question : pourquoi avons-nous besoin de réaliser cette recherche, (quelle est la raison d’être de cette recherche) et de connaître les résultats qu’elles propose ?
1) Choix du sujet :
Le succès ou l’échec de tout travail
de recherche
Dépend dans une large mesure du choix du sujet de l’étude.
Quatre éléments à prendre en
considération pour
Faire le choix du sujet de la recherche
a) le degré d’intérêt à l’égard du sujet à traiter
b) l’étendue du travail antérieur du sujet
c) la disponibilité de l’information y afférente
d) la disponibilité des instruments de travail pour
l’analyse
2) Formulation du problème
- choix du thème de la recherche (sujet de
la recherche)
-
identification du
problème général de la recherche :
. Identification des éléments
généraux du problème
. Énonciation de la question
générale et choix du
Thème particulier de la
recherche
-
Formulation du
problème spécifique de la recherche :
. Choix du problème spécifique
de la recherche.
. Énonciation de la question
spécifique de la
recherche
3) Limiter (cerner) le problème
Le
problème de recherche peut être cerné en deux étapes :
a.
cerner les
éléments du problème
b.
énoncer la
question générale de la recherche
-
les éléments
du problème :
Avant la décision du choix d’un thème et
la façon de le traiter, il faut d’abord connaître les différentes dimensions ou
les éléments intrinsèques de ce sujet.
La
seule méthode reconnue reste la lecture.
C’est
pourquoi il est important de réunir la bibliographie la plus exhaustive
possible.
-
la question
générale du problème, le thème particulier de la recherche
Cette
étape sert à préciser dans la littérature les relations que les auteurs ont
déjà constatées entre certains éléments liés au thème central de la recherche.
4)
Formulation du
problème spécifique de la recherche
a.
choisir le
problème spécifique de la recherche
Ce choix se fait à travers la lecture, non
plus des ouvrages généraux, mais des études spécifiques sur le thème retenu
b.
Enonciation de la
question spécifique de la recherche
La question de recherche doit être pertinente, formulée en termes clairs et précis
IDENTIFICATION DES PUBLICATIONS RELATIVES AU SUJET
Pour éviter de collecter des informations non pertinentes et pour ne pas omettre celles qui sont utiles, il faut adopter une démarche rigoureuse dans le choix des critères de la recherche.
a -
Choix des critères de la recherche
Déterminer et choisir les mots clés
(descripteurs) du sujet retenu et qui
décrivent tous ses aspects. Ces descriptions doivent comportés en plus les
noms spécifiques et les synonymes du sujet traité.
Exemple :
Thème : les anémies chez les femmes enceintes
Mots clés : anémies, femmes enceintes, grossesses
b) -
exploitation des descripteurs
L’exploitation se fait par les
opérations de la théorie des ensembles : union, intersection.
L’union regroupe les
descripteurs en ensembles cohérents qui
décrivent la matière de sujet et la question posée.
Exemple : anémie chez les
femmes enceintes. Dans ce cas les documents traitent de l’anémie, des femmes
enceintes ou les deux ensembles.
L’intersection des ensembles
appelle les références qui traitent de la question posée
Exemple : anémie chez les femmes enceintes. Dans ce cas les documents appelés traitent uniquement de l’anémie chez les femmes enceintes.
Lecture critique : après la recherche bibliographique il procéder à la lecture des documents et juger de la qualité de leur contenu. Cette première lecture a pour objectif essentiel la sélection et l’évaluation des documents dont on dispose.
MODELE THEORIQUE ET HYPOTHESES DE LA RECHERCHE
Cette étape du protocole de recherche consiste à conclure le travail théorique réalisé durant les deux premières étapes (conceptualisation du problème et revue de la littératures).après avoir cerné une situation problématique et exposé l’état de connaissances sur cette question, cette étape consiste à expliquer sous forme de modèle la solution théorique retenue pour résoudre le problème soulevé et proposer un test pour mettre cette solution à l’épreuve.
Les étapes de la construction d’un modèle théorique
1) l’observation :
Elle
constitue l’élément central de tous le processus de la recherche scientifique
et elle est étroitement liée à la théorie.
Les
moyens à utiliser pour observer varient en fonction de ce qui est observé.
Le
chercheur peut commencer par une théorie pour aller vers l’observation ou
inversement.
Un
fait est une observation empirique vérifiable qui se traduit par une image
mentale ou concept.
2) Le concept :
Un
concept est une idée générale que l’on a crée à partir d’événements
particuliers observables.
C’est
la représentation mentale des faits réels (ex : santé, environnement
Un
concept doit être clairement défini afin d’en faire l’étude de manière
observable et mesurable. Il doit être compréhensible, écrit en termes simples connus et pertinent par rapport au thème de la
recherche.
La théorie est une explication scientifique des relations qui existent entre les faits et les concepts
3) Le raisonnement logique
C’est une source de connaissance fondée sur la faculté de saisir les rapports entres les choses et notamment les causes et les conséquences des phénomènes observables.
4) l’hypothèse
Une
hypothèse est un énoncé formel de la ou des relations attendues entre deux ou
plusieurs variables. C’est une réponse anticipée que le chercheur formule à sa
question spécifique de recherche.
C’est
un énoncé déclaratif qui précise une relation anticipée et plausible entre des
phénomènes observés ou imaginés.
Toute
hypothèse doit satisfaire les caractéristiques suivantes :
.
La formulation doit se faire au présent et de manière déclarative ;
.
Elle doit être plausible : avec un rapport assez étroit avec le phénomène
qu’elle prétend expliquer.
.
Elle doit identifier clairement la relation entre les variables de l’étude.
.
Elle doit inclure l’aspect de la prédiction par les termes « plus
que »,
«
moins que » , plus grand que », « différent
de », « relié à
.
Elle doit être vérifiable : contenant des variables observables et
mesurables.
Elle
doit être précise : sa formulation doit éviter toute ambiguïté et toute
confusion quant au choix des concepts ou termes utilisés et la relation
postulée à cette étape.
. Elle doit être communicable : comprise d’une même façon par tous les chercheurs.
Les hypothèses peuvent être regroupés en 4 catégories :
. Hypothèses simples ou complexes
. Hypothèses directionnelles ou non
directionnelles
. Hypothèse d’association ou causales
. Hypothèses nulles ou de recherche
Dans la formulation des hypothèses, le chercheur doit décider si le problème à l’étude serait mieux exploré à l’aide d’hypothèse simple ou complexe. Il faut retenir que les hypothèses complexes exigent une méthodologie très élaborée et les résultats peuvent être difficiles à interpréter.
Exemple : - les femmes enceintes qui reçoivent des cours prénatals présentent un travail d’une durée plus courte que les femmes qui n’en reçoivent pas : hypothèse simple, directionnelle, causale de recherche.
-
les enfants nés
de mères toxicomanes ont un petit poids à la naissance que les enfants nés de
mères non toxicomanes : hypothèse simple, directionnelle, causale de
recherche.
-
Une
psychothérapie préopératoire est plus efficace pour réduire la douleur et la
consommation d’analgésiques chez les opérés de chirurgie qu’une psychothérapie
post opératoire : hypothèse complexe, directionnelle, causale.
-
L’âge des
patients est relié à la qualité d’analgésiques administrée durant les premières
48 heures suivant la chirurgie : hypothèse d’association, non
directionnelle.
- Il n’y a pas de différence dans la durée du travail entre les femmes ayant suivi des cours prénatals et celles n’en avant pas suivi : hypothèse simple, causale, nulle.
5) Unité statistique
L’unité statistique (élément statistique) est le support quelconque d’un ou plusieurs caractères aux quels se porte l’intérêt de l’étude. L’unité statistique peut être de nature diverses (êtres humains, objet phénomène quelconque, concept, etc…….) elle peut être plus ou moins complexe (individu, ménage, établissement industriel ou hospitalier,…..)
Elle peut être plus ou mois stable (armée en temps de paie ou en temps de Guerre) plus ou moins fictive ou arbitraire (dose, jour, kilomètre, heure)
Les unités fictives résultent généralement de la combinaison des
Observations et n’apparaissent au cours d’une étude qu’au stade de dépouillement.
Chaque unité statistique fait partie d’un groupe d’unités statistiques de même espèce et de même nature, c'est-à-dire présentant au moins un caractère en commun .ce caractère, sujet de l’étude ou non, sert à inclure
Une
unité appartenant à un univers par un de ses caractères peut
6) Les caractères d’une unité statistique :
Chaque
unité statistique est le support de caractères plus ou moins
6 -1) caractère qualitatif (attribut)
avec deux ou plusieurs modalités ; par
(binominaux) avec seulement deux modalités possibles (présence ou absence du caractère) par exemple : sexe, travailleurs occupés.
6 – 2) Quantitatif (mesurable) par exemple : âge, taille, temps, poids.
Ces caractères sont également appelés « variables » à cause des variations existantes entre les valeurs individuelles.
-
les variables dépendantes
et indépendantes : la relation entre ces variables constitue la base de la
formulation des hypothèses.
La variable indépendante est une intervention
ou activité manipulée par le chercheur pour exercer un effet sur la variable
dépendante.
Exemple : les femmes enceintes qui
reçoivent des cours prénatals présentent un travail d’une durée plus courte que
les femmes qui n’en reçoivent pas (cours prénatals = variable indépendante,
durée de travail = variable dépendante).
-
les variables
étrangères : ce sont des variables présentes en grade quantité dans
l’environnement de la recherche et qui s’interposent avec les résultats de la
recherche en agissant comme des variables indépendantes non désirées : ex,
la famille, le climat, le système de soins…
- les variables attributs : ce sont les caractéristiques des sujets de l l’étude qui sont recueillies pour décrire l’échantillon. les variables attributs les plus fréquentes sont : l’âge, le revenu, la scolarité, le sexe
STRATEGIE DE LA RECHERCHE
C’est l’intégration et l’articulation de l’ensemble des décisions à prendre pour appréhender de façon cohérente la réalité empirique afin de soumettre les hypothèses ou les questions de la recherche à l’épreuve des faits
Approche générale
Deux temps
Devis de recherche
![]()
La
stratégie de recherche est la manière d’investigation que le chercheur choisit
en vue d’obtenir une réponse valable aux questions de recherche ou une
vérification valable aux hypothèses
formulées.
Le choix de la stratégie de
recherche dépend du type d’étude à faire.
La stratégie de recherche s’élabore en deux temps
1)
Approche
générale de la recherche
Ce sont des approches qui peuvent être
classées de plusieurs manières selon les auteurs.
En général on distingue deux grandes catégories d’études
Les
études non expérimentales :
c’est études sont les plus utilisées par les chercheurs. Elle ne nécessitent
pas la manipulation des variables dans le milieu de recherche et
incluent :
a) les recherches quantitatives :
Exploratoires ou de formulation
de concepts
Descriptives (simples,
comparatives, étude de cas, enquête)
Corrélatives (descriptives
corrélatives, prédictive sou explicatives)
Epidémiologiques (longitudinales
ou prospective, transversale,
rétrospective ou ex-post-facto
b) les recherches qualitatives :
Phénoménologiques
Ethnographiques
Historiques
Les études expérimentales : ce caractérisent par l’introduction d’une manipulation planifiée de la variable indépendante. Elles incluent les études pré expérimentales, les études quasi expérimentales et les études expérimentales
STRATEGIE DE LA RECHERCHE
La stratégie de la recherche
est la manière d’investigation que le chercheur choisit pour obtenir une
réponse valable aux questions de recherche ou une vérification valable aux
hypothèses formulées.
La stratégie de recherche est
généralement élaborée en deux étapes : la détermination de l’approche
générale et le choix du devis de recherche.
a)
Approche
générale de la recherche :
Ces approches peuvent être classées de plusieurs
manières selon les auteurs.
D’une
manière générale on distingue deux grandes catégories d’études.
-
les études non
expérimentales : sont les plus
utilisées, elles ne nécessitent pas la manipulation des variables dans le
milieux de recherche et inclut :
les
recherches quantitatives :
. Explorations
ou formulation des concepts
. Descriptives
(simple, comparatives, étude de
Cas, enquête)
. Corrélative (descriptives
corrélatives, transversale, rétrospective)
. Epidémiologiques (longitudinale ou prospective, transversale, rétrospective)
Les recherches qualitatives :
Phénoménologiques
Ethnographiques
Historiques
- les études expérimentales : se caractérisent par l’introduction d’une manipulation planifiée de la variable indépendante. Elles incluent les études pré expérimentales, les études quasi expérimentales et les études expérimentales.
Tableau résumant les principales indications de l’utilisation de l’une ou de l’autre des études sus indiquées
|
But de la recherche |
Type de l’étude |
|
Obtention d’une plus grande
connaissance d’un phénomène et clarification de concepts comme préalable à
des recherches ultérieures |
exploratoire |
|
Obtention d’une information
plus complète et plus précise d’un phénomène |
descriptive |
|
Examen de la relation entre
les variables de façon à fournir des
analyses conceptuelles basées sur l’observation du comportement humain |
Corrélative explicative |
|
Vérification des hypothèses
se rapportant aux effets variables sur d’autres variables |
Expérimentale et quasi expérimentale |
|
Etude de l’apparition et de
la distribution d’une maladie dans une population |
Epidémiologique |
|
Développement ou validation
d’un nouvel instrument de mesure |
méthodologique |
Devis de recherche
Le devis de recherche est la
précision de la stratégie utilisée. On distingue :
-
Etudes
transversales ou de prévalence :
c’est une photographie
Instantanée d’une situation précise dans
la population.
Ce
sont des études descriptives utiles pour apporter des connaissances quantitatives
précises sur la répartition d’une maladies ou d’un facteur de risque dans la
population.
-
Etudes de cas
– témoins : les cas peuvent être
incidents (survenus pendant une période donnée) ou prévalents (cas présents à
un moment donné).les témoins sont les individus qui n’ont pas la maladie
étudiée. Ce devis est utilisé particulièrement pour explorer des maladies rares
et notamment les maladies infectieuses.
-
Etudes de
cohortes : elles représentent la
forme la plus rigoureuse des études épidémiologiques non expérimentales car
elles permettent d’évaluer l’incidence d’une maladie, d’établir une relation de
cause à effet entre facteur de risque et la maladie. ces études peuvent être
prospectives ou rétrospectives.
-
Essais
cliniques : c’est un cas
particulier d’étude de cohorte dont le principal avantage est de présenter un
niveau élevé d’inférence lors de la mise en évidence d’une association entre
deux variables.
-
Autres types
de devis :
. La méta analyse
. Les études économiques
b)
Fiabilité de
la recherche
Plusieurs
facteurs peuvent influencer la fiabilité d’une recherche :
. Variation inhérente à l’instrument de
mesure : fluctuation du
Zéro d’une balance ;
. Fluctuation au niveau de l’objet de la
mesure : interrogatoire des patients (les réponses dépendent du type de
questions posées)
. Erreur d’observation : prise de la
tension artérielle (conditions de mesure différentes ou lecture
différente) ;
. Subjectivité personnelle :
interprétation d’un cliché pulmonaire par plusieurs radiologues différents.
c)
Validité de la
recherche
C’est
la mesure de précision qui doit être effectuée tout au long du processus de la recherche .deux types de validité
servent à évaluer la crédibilité et le bien fondé des résultats : la
validité interne et la validité externe.
. Validité interne : réfère à la
qualité de la recherche entre les variables à l’étude.
La
validité interne impose la question suivante : la variable indépendante
est elle vraiment responsable des changements observés sur la variable
dépendante.
. Validité externe : elle désigne le
caractère d’applicabilité des résultats de la recherche à d’autres populations
et à d’autres milieux ou situations que ceux de l’étude uniquement. Une étude
est d’autant plus pertinente et significative que ses résultats peuvent
s’appliquer à un grand nombre de situations. La
validité externe est menacée notamment par des lacunes dans la
représentativité des sujets recrutés et par le mode de collecte des données.
d)
Les biais
La
validité de la recherche peut être influencée par l’existence de biais dont on
peut distinguer :
. Biais de décision : la
population sélectionnée n’est pas représentative à cause de non respect des
critères d’inclusion ou d’exclusion, une sélection biaisée des témoins ou des
cas ou encore un nombre important de non répondants.
. Biais de mesure :peuvent
être liés à la faible sensibilité ou spécificité des tests utilisés, au biais
de mémoire ou à la reproductibilité et l’exactitude d’une mesure.
. Biais de confusion : l’association observée sur le plan statistique ne correspond pas à une réalité biologique.
PLANIFICATION OPERTIONNELLE DE LA RECHERCHE
La planification
opérationnelle de la recherche est l’ensemble des opérations qui doivent être
effectuées pour la mise en œuvre de la stratégie de recherche. Elle porte sur
la sélection de la population à l’étude, la discussion des critères d’inclusion
et d’exclusion, la stratégie d’échantillonnage, les outils de collecte des
données et les méthodes d’analyse des résultats.
Population cible :
C’est la population qui fera
l’objet de l’étude, pour la déterminer il faut respecter les étapes qui suivent
:
-
identification
de la population générale :
C’est
l’ensemble des éléments possédant des caractéristiques communes et constituant
l’univers des objets auxquels on veut pouvoir appliquer les résultats obtenus.
- Définition
de la population cible :
Regroupe les individus ou les éléments sélectionnés chez lesquels l’information sera collectée.
-
Détermination
de l’unité d’analyse :
La population cible est constituée d’unités d’analyse qui est l’élément de base dans le traitement de l’information. L’unité d’analyse peut être composée d’agrégats, peut être un sous ensemble d’une entité plus grande ou peut ne pas être évidente dans la question de recherche.
-
critères
d’inclusion et d’exclusion :
Pour faire partie de la population à l’étude, il y a généralement des critères à respecter. Il s’agit des critères d’inclusion et des critères d’exclusion.
Exemple : rôle des contraceptifs oraux dans l’insuffisance coronarienne.
Population générale : l’ensemble des femmes utilisant une contraception
Champs de l’étude : les femmes la contraception oral
Population cible : les femmes utilisant la contraception orale prises en charge
Par les cellules de PF au niveau des centre de santé
Critères d’inclusion : femmes âgées de 15 à 49 ans
Femmes mariées
Femmes ayant subi un examen
cardio-vasculaire par un cardiologue
Critères d’exclusion : femmes pratiquant un sport de compétition
Femmes ayant une pathologie métabolique confirmée
Femmes avec antécédents cardio-vasculaires
STRATEGIE D’ECHANTILLONNAGE
A cause des moyens et du
temps, il n’est souvent pas possible d’étudier un problème quelconque sur
l’ensemble de l’univers concerné par l’étude.
Le principe d’échantillonnage
est de sélectionner un sous ensemble qui présente des caractéristiques similaires
à la population générale.
Ce sous ensemble doit être
représentatif aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif. En fait, un
échantillon représentatif est une
réplique en miniature de la population cible dont les caractéristiques sont
assez semblables pour permettre l’extrapolation des résultats à l’ensemble de
la population.
Le meilleur moyen d’obtenir
un échantillon représentatif est de procéder à une répartition aléatoire ou une
affectation au hasard des sujets de l’étude.
La génération sous entend la
possibilité d’appliquer les résultats obtenus à partir d’un échantillon à la
population totale d’où cet
échantillon a été tiré.
L’erreur de sondage ou d’échantillonnage,
correspond à la différence entre les résultats de l’échantillon et les résultats
et les résultats qui auraient été obtenus si toute la population avait été
étudiée.
Les techniques d’échantillonnage sont généralement classées en stratégie d’échantillonnage probabiliste et celles non probabiliste.
Echantillon probabiliste :
Le principe des échantillons
probabilistes est chacun des éléments de la population cible a une possibilité (probabilité)
connue et différente de zéro d’être sélectionné lors d’un tirage au hasard.
Toutes les techniques probabilistes impliquent une notion de tirage au hasard
.Ce tirage est réalisé soit en utilisant des logiciels statistiques
particuliers ou ; tout simplement en effectuant le tirage sur la base
de la table des nombre au hasard. Pour utiliser cette table il faut :
. Numéroter tous les éléments de la
population cible en commençant par un ;
. Déterminer le nombre de chiffres
nécessaires : si la population cible est de
5745 individus alors le nombre de
chiffres nécessaires est de quatre :
. Choisir une méthode pour créer des nombres
de 4 chiffres : les 4 premiers ou
les
4 derniers sur la table de nombres au
hasard mais il faut conserver la même méthode tout le long du processus de
sélection.
. Choisir un point de départ quelconque
sur la table :
. Choisir une méthode de progression
On distingue plusieurs échantillons probabilistes :
a)
Echantillonnage
aléatoire simple : c’est un
tirage au sort dans lequel chaque
individu de la population cible a la même probabilité d’être sélectionné et ou
chaque individu peut être sélectionné plusieurs fois.
b)
Echantillon
aléatoire stratifié : il s’agit
d’une variante de l’échantillonnage
Aléatoire
simple. La population cible est d’abord
divisée en strates homogènes ou sous populations au sein desquels on effectuera
un échantillonnage aléatoire simple.
c)
Echantillonnage
en grappes : c’est un
échantillon aléatoire simple mais en grappe et non en unité. Cette technique
permet de sélectionner des échantillons dans une population dont la liste ne
peut pas être établie facilement.
d) Echantillonnage systématique : C’est une technique qui à sélectionner le nème de la liste contenant tous les individus d’une population. Le pas (raison) est obtenu en la population cible sur la taille de l’échantillon.
Echantillon
non probabiliste
L’échantillonnage
non probabiliste est un processus de sélection par lequel tous les éléments
d’une population n’ont pas une chance égale d’appartenir à l’échantillon. On
distingue :
a)
Echantillonnage
accidentel ou de convenance : il
consiste à inclure les individus dans l’échantillon au fur et à mesure qu’ils
se présentent.
b)
Echantillonnage
de quotas : technique similaire
à l’échantillonnage accidentel et qui comporte en plus une sélection
proportionnelle selon des caractéristiques bien connues de la population
totale.
c) Echantillonnage intentionnel : technique qui consiste à choisir intentionnellement les individus à inclure dans l’échantillon selon des caractéristiques bien définies.
Taille
des échantillons :
La
détermination de la taille de
l’échantillon constitue une étape importante dans le processus de
l’échantillonnage .Cette taille reste tributaire de plusieurs
facteurs : type de l’étude, le nombre de variable, la sensibilité des
instruments de mesure, l’importance des effets attendus degré de précision,
moyens disponibles. Pour les échantillons probabilistes, la connaissance des
facteurs sus mentionnés permet de déterminer à priori la taille requise pour
l’échantillon avec beaucoup de précision. Généralement un échantillon de 200 à 500 donne des estimations des
caractéristiques de la population totale relativement acceptables.
Pour
les échantillons non probabilistes, les méthodes utilisées pour déterminer la
taille de l’échantillon, ne sont pas pertinentes.
Le principe de la saturation de l’information reste le moyen le plus utilisé pour déterminer cette taille.
Méthodes
de collecte de données :
Il
existe deux grands types de méthodes de collecte des données : méthodes
quantitatives et méthodes qualitatives.
Les
méthodes quantitatives et les méthodes qualitatives ne sont en situation de
compétition mais en situation de complémentarité. Le quantitatif est pour le qualitatif un instrument de mesure et
un prolongement parfois nécessaire.
Egalement,
le quantitatif ne peut opérer sans le qualitatif puisque aucune mesure
(quantitative) ne peut être dénuée de sens (justification des variables).
D’une
façon générale, les méthodes qualitatives sont utilisées pour comprendre en
profondeur les gens, leur culture ainsi
que pour situer des faits dans leur cadre culturel et contextuel.
Quatre
grandes sources de données à distinguer :
.
L’utilisation des documents
.
L’observation
. Les informations fournies par les sujets
(entretien ….)
. Le questionnaire
a) utilisation des documents :
Le
recueil des données se fait généralement sur des documents ou supports
d’information. Il est généralement indiqué de prépares l’avance des tableaux de
collecte de données (tableaux de dépouillement)
b) observation :
Il
existe deux sorte d’observations (observation directe, et observation
indirecte).
L’observation
est généralement basée sur l’utilisation d’un outil particulier qui l’œil de
l’observateur (observation directe).Parfois d’autres instruments sont utilisés
pour la même fin (appareil photo, cassette vidéo).
. Objectif:
L’observation a pour but essentiel de
comprendre le système observé à travers une description du cadre et des
activités. Ceci suppose une attitude de neutralité de l’observateur qui doit
aborder la situation en mettant de coté son propre cadre de référence.
. Avantage des observations sur le
terrain
Elles aident à comprendre le contexte de
l’étude
Elles aident le chercheur à être
inductif à travers l’expérience
Directe.
Elles aident à faire voir les routines
inconscientes en fonction de la
culture.
. Quoi observer
Le
cadre physique
L’environnement
Les activités planifiées et les
comportements
Les interactions informelles et les activités
non planifiée
La communication non verbale
Les mesures discrètes (délai
d’attente ; temps alloué à l’examen…)
Les documents
Ce qui n’est pas arrivé
. Niveau de l’observation
Observateur à part entière : le statut de l’observateur est connu
Observateur en temps que
participant : l’observateur n’est pas
encore entièrement immergé dans le milieu observé ;
Participant en tant
qu’observateur : l’observateur est immergé
dans le milieu observé mais garde son rôle d’observateur
Participant à part entière ou
observation participante : Ce type
d’observation est plus souvent
lié à l’anthropologie .Elle vise à
saisir la cohérence d’un tout social ou
contextuel en s’y
fondant pour le comprendre de
l’intérieur sans avoir à le
Comparer ou le juger.
Comment
mener les observations sur le terrain
L’observation
doit être organisée autour d’un cadre de référence qui correspond, dans le
domaine de la santé, aux méthodes d’organisation des services de santé. La
comparaison doit être faite entre la réalité et le modèle de référence de
manière à identifier les incohérences. Le modèle n’est qu’un guide pour la
sélection des observations les plus pertinentes pour l’analyse.
La
première étape de toute observation est de prendre contact avec les sujets à
observer en expliquant le but de l’observation. En suite, il faut essayer de se
faire accepter pour que les personnes observées ne se sentent pas froissées ou
critiquées.
Au
début, il faut éviter une attitude directive et se laisser guider par les
événements en utilisant tous les sens simultanément. Il faut également éviter
les interférences ou les contrôles.
En fin les observations doivent être enregistrées pour des fins d’analyses et de références
L’entretien :
C’est
une technique de collecte de données au cours de laquelle le chercheur pose des
questions aux répondants en face à face ou par téléphone. Trois composantes
essentielles constituent l’entretien :
Celui qui mène l’entretien (interviewer), le
guide ou grille d’entretien, et le répondant.
L’entretien
est conçu selon la même approche que celle du questionnaire et les questions
vont du général au spécifique et sont groupées par thèmes.
Avantages :
. Permet de collecter l’information
auprès des individus qui ne peuvent pas répondre aux questionnaires (enfants,
personnes âgés, handicapés, les non instruits……..)
. Donne un taux de réponses plus élevé
que celui du questionnaire
. Protège l’ambiguïté de certaines
questions
. Moins de tendance à ne pas répondre à
des questions ou à
répondre « je ne sais pas »
Formes
d’entretien
La
classification des formes de l’entretien est basée essentiellement sur le degré
de liberté que le chercheur veut laisser aux réponses.
.Entretien directif : questions préparées à l’avance (questions fermées :c’est le type de questions les plus simples,les réponses sont fixées à l’avance et le répondeur doit obligatoirement choisir parmi l’éventail proposé ;mais il est prudent de garder une zone pour autres réponses non prévues).
.Entretien non directif ou libre : on annonce uniquement le thème générale. Ce type d’entretiens est utilisé surtout en psychanalyse. Dans cet entretien on utilise des questions ouvertes (la réponse n’est pas prévue et l’interrogé est libre de s’exprimer comme il veut, elles permettent donc une plus grande liberté de réponses, elles mettent à l’épreuve la mémoire des gens et permettent de clarifier leur position. ces questions n’influencent pas le sujet d’où l’obtention de réponses plus sincères, et plus révélatrices
Types
d’entretien
. Entretien individuel
. Entretien collectif ou Focus group ou discussion de groupe qui sont des entretiens qui réunissent 6 à 12 personnes dans une discussion plus ou moins ouverte.
Technique
d’entretien
La
technique d’entretien nécessite la maîtrise d’un certain nombre de qualités
communicationnelles et le respect des règles suivantes :
. La consigne : il s’agit de se
présenter et de présenter les objectifs de l’étude et l’entretien de façon
claire à tous les répondants. Le non respect de cette consigne peut introduire
des biais importants ;
. Savoir quand et comment poser les
questions : il s’agit de veiller à garder un lien entre les questions de l’entretien, éviter de
sauter d’un sujet à un autre, utiliser la technique de reformulation si on veut
mieux comprendre un aspect du sujet, utiliser la relance si on remarque que le
répondant est hors sujet ou élude la question et respecter les silences pleins.
. Comment et quand enregistrer les informations : l’enregistrement des informations collectées se fait soit sur cassette audio soit en prenant des notes. Dans ce dernier cas, la retranscription doit être littérale et conserver la terminologie du répondant. Il faut éviter d’interpréter car c’est au moment de l’analyse (ensembles des données disponibles) que les faits prennent un sens
Le
questionnaire :
C’est le support d’informations
recueillies auprès de l’unité statistique
étudiée. La conception du
questionnaire passe par un ensemble
d’éléments :
.
La forme de l’instrument : un questionnaire peut être structuré
(standardisé), semi structuré
(comportant des questions fermées et des
questions ouvertes) ou non structuré
(questions ouvertes) ;
. La forme de la question : on
distingue des questions fermées avec des
réponses prévues (la personne interrogée
répond dans un cadre figé) et
des questions ouvertes (le chercheur
ne préjuge pas des réponses).
. Le contenu des questions : les
questions doivent être claires et
interprétées de la même façon par
des personnes différentes. Les phrases
ne doivent pas être longues et les
questions doivent contenir une seule
idée à la fois ; les questions
doivent être énoncées de façon affirmative et
la formulation des questions doit
éviter les termes trop techniques.
. Les réponses alternative :
soigner la séquence des réponses alternatives :
. la séquence des question : on
doit veiller à garder un ordre logique et aller
du général au spécifique ;
. Le format : soigner la
présentation du questionnaire, la disposition des
questions et des réponses
alternatives et éviter l’encombrement.
. L’introduction et les
instructions : tout questionnaire doit commencer par
une introduction qui explique la
nature et le but de l’étude.
Méthodes d’analyse des
données :
Il s’agit essentiellement de
planifier et d’expliquer les principale opérations auxquelles le chercheur
soumettra ses données afin d’atteindre les objectifs de la recherche.
Deux principales techniques
pour l’analyse des données :
a)
techniques
quantitatives :
L’utilisation de ces techniques est très
répandue et les données sont présentées sous le mode numérique. Elles utilisent
généralement des concepts statistiques connus et il existe des logiciels
spécifiques au traitement des données sur le plan quantitatif. Les données
quantitatives peuvent être également traitées de façon
manuelle. Dans tous les cas il
y a une démarche à suivre pour analyser
les données :
- Nettoyage des données :
il s’agit d’une vérification de toutes les données collectées avant de les
retenir définitivement pour l’étape suivante
- agrégation des données :
il s’agit d’une présentation des données sous forme de tableaux (tabulation)
dans le but de condenser les données sous forme de totaux concernant chaque
variable traitée dans l’étude.
- analyse des données :
il s’agit de regrouper les données pour faire apparaître des tendances, de
relever les raisons expliquant certains résultats, de calculer des pourcentages
à partir des données collectées pour quantifier les relations éventuelles entre
deux ou plusieurs variables.
- Interprétation des données : il s’agit de tirer des conclusions à partir de l’analyse des données.
b)
Les techniques
qualitatives : Pour ces
techniques, les données sont présentées sous le mode verbal. Il n’existe donc
pas de règle statistique formelle pour l’analyse qualitative des données.
Cependant ces données peuvent être analysées en appliquant la méthode connue
sous le nom
(Analyse
de contenu). Il s’agit d’une technique qui consiste en une méthode qui vise à
découvrir la signification du message (discours, article,
entretien ;……..).C’est une méthode de classification ou de codification
des éléments du document analysé pour en faire ressortir les différentes
caractéristiques en vue d’en mieux comprendre le sens exact et précis.
Il
existe plusieurs classifications de l’analyse de contenu dont principalement :
-
classification
selon le but de l’analyse :
. L’analyse
qualitative ou quantitative de contenu :
L’analyse quantitative consiste à quantifier
les données, à établir des fréquences et des comparaisons de fréquences de
l’apparition des éléments retenus comme unités d’information ou de
signification (des mots, des parties de phrases, des phrases entières,……)
L’analyse
qualitative consiste à vérifier la présence de thèmes, d’idées ou de concepts
dans le contenu analysé.
. L’analyse
de contenu directe ou indirecte (sens manifeste ou latent) :
L’analyse
directe se contente de prendre au sens littéral (sens manifeste) ce qui est
étudié et ne cherche pas à découvrir un éventuel sens latent du texte.
L’analyse
indirecte cherche à dégager le sens latent (caché) du texte étudié. Elle fait
donc appel à l’interprétation du sens des termes, de leur fréquence, de leur
agencement, et de leur association.
. L’analyse
de contenu interne ou externe :
L’analyse
interne constitue une action logique et
subjective tendant à dégager les idées principales d’un texte, à déceler les
liens entre les idées et à repérer l’absence ou la présence de certains thèmes
ou caractéristiques.
L’analyse
externe constitue à placer un texte dans son contexte historique ou
environnemental.
. L’analyse
de contenu horizontale ou verticale :
L’analyse
verticale consiste en l’exploitation maximale des observations ou des recueils
concernant chaque objet ou individu (synthèse individuelle).
L’analyse
horizontale, qui vient le plus souvent en complément à l’analyse verticale; consiste
en une synthèse horizontale de l’ensemble des données collectées sur chacun des
objets ou individus de l’étude.
. L’analyse de contenu induite ou
déduite
L’analyse induite consiste à
balayer l’ensemble du texte étudié pour
dégager des idées, des thèmes ou des
catégories prédéfinis.
L’analyse déduite est une analyse plus
exploratoire qui consiste à faire
émaner du texte étudié l’ensemble des
idées, hèmes ou catégories qu’il
peut contenir.
- Classification selon le
but de la recherche :
. L’analyse de contenu contextuelle
Il s’agit du type d’analyse
le plus simple et le plu courant. C’est une analyse induite concernée surtout
par le contenu manifeste d’un texte. Elle est le plus souvent qualitative mais
peut avoir des aspects quantitatifs comme elle peut s’appliquer soit en tant
qu’analyse verticale ou analyse horizontale.
Cette analyse contextuelle
consiste à extraire du texte par simple lecture réfléchie, les fragments les
plus représentatifs de la position de l’individu ou du groupe analysé et de
constituer, à partir de ces extraits, des fiches synthétiques soit au niveau de
l’individu (analyse verticale) soit au niveau du thème traité (analyse
horizontale).
. L’analyse de contenu thématique
Il s’agit dune analyse
déduite à caractère souvent interprétatif. On peut y recourir tant pour les
analyses verticales qu’horizontales. Elle peut être qualitative mais donne plus
souvent lieu à des quantifications. L’objectif essentiel de ce type d’analyse
est de faire émerger des textes étudiés ; les différents thèmes qui les
composent.
. L’analyse de contenu propositionnelle
Il s’agit d’une analyse
déduite applicable surtout aux données collectées de manière peu directive. Elle
est basée sur la synthèse la moins interprétative possible et donc la plus
littérale possible des données .Elle se différencie de l’analyse
contextuelle dans la mesure où elle tente d’intégrer systématiquement le
maximum de données possibles alors que l’analyse contextuelle se contente de
relever dans le cadre d’interventions directes sur des groupes, institutions ou
services.
. L’analyse de contenu conceptuelle
Il s’agit d’un types
d’analyse qui vise le à dégager le sens attaché à un concept ou à un mot clé
visé par la recherche. Ce type d’analyse convient aussi bien aux analyses
induites que déduites, quantitatives que qualitatives, horizontales que
verticales.
-
Classification
selon le domaine d’application
.
L’analyse historique
.
L’analyse juridique
.
L’analyse littérale
.
L’analyse linguistique
.
L’analyse psychologique
.
L’analyse sociologique ou psychosociologique
Toute
analyse de contenu doit suivre des étapes techniques bien définies. Cependant,
et avant d’entamer la première étape, il est évident que l’objectif de la
recherche doit être bien précis ce qui revient à dire que le chercheur doit
avoir une idée claire sur ce que l’on recherche :
-
Lire les
documents ou textes ; il s’agit
de lire attentivement et à plusieurs reprises les textes ou documents étudiés
pour une indispensable familiarisation avec le contenu. Cette lecture est aussi
appelée « lecture flottante ».
-
Définir les
catégories et les préciser : il
s’agit de déterminer les catégories (nature, nombre, subdivision) dans lesquelles
seront classées les unités d’informations extraites des textes étudiés.
-
Déterminer
l’unité de quantification s’il y a lieu :
Cette unité d’enregistrement peut être un thème, un mot, un concept, une
phrase, une idée ou une fréquence d’apparition de mots ou de phrases.
-
Déterminer
l’unité de numération : cette
unité porte sur l’espace ou le temps dans lesquels on retiendra la récurrence
des éléments recherchés. Il peut s’agir
du nombre d’apparition par page ou par texte, par paragraphe ou par ligne, par unité de temps (film. …..)
- Effectuer la quantification : dans cette dernière étape, il s’agit de transformer en quantités mathématiquement traitables les éléments retenus.
LES
RECHERCHES EVALUATIVES
Méthodes
d’évaluation et méthodes de recherches
L’évaluation
est une activité qui consiste fondamentalement à porter un jugement de valeur
sur une intervention ou sur n’importe laquelle de ses composantes dans le but
d’aider à la prise de décision. Ce jugement peut résulter de l’application de
critères et de normes (évaluation normative) ou s’élaborer à partir d’une
démarche scientifique (recherche évaluative).
Une
intervention est définie comme étant un ensemble de moyens (physiques, humains,
financiers) organisés dans un contexte spécifique, à un moment donné pour
produire des liens ou des services dans le but de modifier une situation
problématique.
Chaque
intervention, quelque soit sa nature, peut donc faire l’objet des deux types
d’évaluation : on peut, d’une part, chercher à apprécier chacune des
composantes de l’intervention par rapport à des normes et à des critère. Il s’agit
alors d’une évaluation normative. D’autres part, on peut vouloir examiner par
une démarche scientifique les relations qui existent entre les différentes
composantes de l’intervention. Il s’agit alors d’une recherche évaluative.
Les
domaines de l’évaluation et ceux de la recherche se recoupent donc
partiellement. L’évaluation normative et les bilans d’activités ne font pas
partie du domaine de la recherche .Inversement, certaines recherches telles que
les recherches visant à faire progresser les connaissances, ne font pas partie de l’évaluation.
Il est donc important de maîtriser des deux méthodes de recherche et d’évaluation, pour pouvoir distinguer quand est ce qu’on est dans le domaine de l’évaluation et quand est ce qu’on est dans celui de la recherche.
LA RECHERCHE NORMATIVE
L’évaluation normative est
l’activité qui consiste à porter un jugement de valeur sur une intervention en
comparant les ressources mises en œuvre et leur organisation (structure), les
services ou les biens produits (processus) et les résultats obtenus à des
critères et des normes.
. Le critère étant une caractéristique dont la
valeur, observée sur un groupe ou un individu, permet de classer ce groupe ou
cet individu dans une catégorie définie à l’avance : inclusion ; exclusion
(tranche d’âge, sexe……) ou des éléments prédéterminés.
.La norme est tout ce qui est
habituel (situé dans un intervalle englobant 95 des observations) ou ce qui est
souhaitable (valeur normale de la glycémie, calcémie). La norme est différente
de la moyenne.
L’évaluation normative est
une activité courante dans un système ou programme. Elle correspond aux
fonctions de contrôle et de suivi. On distingue dans l’évaluation
normative :
.L’appréciation de la
structure : Il s’agit de savoir dans quelle mesure les ressources sont
employées de façon adéquate pour atteindre les résultats escomptés. Les
ressources de l’intervention ainsi que leur organisation seront donc
comparées à des normes de ressources et
d’organisation. Ce genre d’appréciation vise essentiellement à répondre aux
types de questions suivantes :
Le personnel est il compétent ?
L’organisation des soins favorise
t’elle la qualité ?
Les ressources sont elles
suffisantes pour atteindre les objectifs tracés.
. L’appréciation du
processus : Il s’agit de savoir dans quelle mesure les services sont
adéquats pour atteindre les résultats escomptés. Cette appréciation se fait en
comparant les services offerts par l’intervention avec des critères ou normes
prédéterminés en fonction des résultats à atteindre.L’appréciation du processus
d’une intervention peut être décomposée en trois dimensions : la dimension
technique des services, la dimension des relations interpersonnelles et
dimension organisationnelle.
L’appréciation des résultats : elle consiste à se demander si les résultats observés correspondent à ceux attendus. Elle se fait en comparant les résultats obtenus à des critères ou des normes de résultats escomptés.
RECHERCHE EVALUATIVE
La recherche évaluative est
une démarche qui consiste à poser un jugement sur une intervention des méthodes
scientifiques pour analyser la pertinence, le fondement théorique, la
productivité, les effets et le rendement d’une intervention ainsi que les
relations entre l’intervention et le contexte dans lequel elle se situe.
La recherche évaluative peut
donc se décomposer en six types d’analyse ; faire de la recherche évaluative
sur une intervention consistera à faire une ou plusieurs de ces analyses avec
souvent un recours à plusieurs stratégies de recherche.
Les types d’analyse que peut
engendrer une recherche évaluative sont :
-
Analyse
stratégique
-
Analyse de
l’intervention
-
Analyse de
l’implantation
-
Analyse de la
productivité
-
Analyse des
effets
-
Analyse du
rendement
Analyse
stratégique : il s’agit
d’analyser la pertinence de l’intervention c'est-à-dire d’analyser l’adéquation
stratégique entre l’intervention et la situation problématique étudiée. Cette
analyse est utilisée surtout pour répondre à deux types de questions :
Est il pertinent d’intervenir sur ce
problème ?
Est il pertinent d’intervenir comme
on le fait ?
Analyse
de l’intervention : il s’agit d’une
étude de la validité entre les objectifs de l’intervention et les moyens mis en
œuvre. Ce type d’analyse est utilisé pour répondre à trois questions
principales :
La
théorie sur laquelle se base l’intervention est – elle adéquate ?
Les ressources et les activités sont-elles
suffisantes en qualité et en
quantité ?
La façon dont les ressources et les
activités sont organisées est elle
adéquate ?
-
Analyse de la
productivité : Elle consiste à
étudier la façon dont les ressources sont employées pour produire des services.
C’est une analyse qui vise à répondre en général à deux types de
questions :
Pourrai – on produire plus de
services avec les mêmes ressources ?
Pourrait – on produire le même
quantité de services avec moins de
ressources ?
Analyse de effets : il s’agit d’une analyse qui consiste à évaluer l’influence des services sur l’état de santé soit encore une mesure d’efficacité. Mais l’efficacité n’a pas de sens absolu. Ce sens dépend surtout du type de recherche envisagé et on peut distinguer quatre types d’efficacité :
EPIDEMIOLOGIE
De
très nombreuses définitions de l’épidémiologie ont été proposées.
Nous avons retenu celle de BRIAN MAKMAHAN et THOMAS F. PUGH .
L’épidémiologie
est l’étude de la distribution et des déterminants des problèmes de santé dans
les populations humaines.
La caractéristique essentielle de l’épidémiologie par rapport à la médecine clinique est son intérêt pour les groupes d’individus et non pour les individus eux-mêmes.
TACHES
DE L’EPIDEMIOLOGIE ?
-
la surveillance
épidémiologique
-
l’investigation
épidémiologique
-
l’évaluation
- la communication
RAPPORT
Un
rapport (ratio) est une expression de la relation entre deux quantités. un
rapport est de la forme X : Y ou (X/Y) * K ( * correspond au signe de la
multiplication).Le numérateur est un nombre d’événements quelconques. Cette
quantité X ne représente pas nécessairement une fraction de la quantité Y
constituant le dénominateur du rapport.
Le dénominateur est un nombre d’événements comptés soit à un temps instantané t soit au cours d’un intervalle de temps t1 - t2. Le coefficient K vaut en général 1 ou 100.il n’ y a pas de règle formelle pour comparer les deux quantités entrant dans la composition du rapport. On utilise très sauvant les rapports en épidémiologie pour comparer des taux. Exemple : on a trouvé que dans un échantillon il y a 4000 hommes et 2000 femmes. Le rapport homme : femme est de 2 : 1 ou bien 2/1(k = 1). Quant au rapport femme : homme, il est de 0.5 : 1 (k = 1) « le sexe ratio « en particulier homme : femme est un rapport couramment utilisé en épidémiologie.
PROPORTIONS
Une
proportion est un rapport dont numérateur fait partie du dénominateur, tous
deux étant mesurés simultanément.
Une
proportion est de la forme de :
X*
100/(x+y) (* correspond au signe de multiplication). Une proportion s’exprime
en général en % dans l’exemple précèdent, la proportion d’hommes dans
l’échantillon est : (4000/(2000+4000) ) x 100 = 66.6% .
Il est rare qu’en épidémiologie en présente des résultats avec plus de d’une décimale.
TAUX
Un
taux mesure la probabilité de survenue d’un événement donné au cours du temps.
C’est une expression de la forme : (x/y) x k
Un
taux doit toujours s’exprimer en fonction d’une certaine unité de temps, pour
un lieu géographique donné et pour un groupe de personnes bien défini.
Le
numérateur est un nombre d’événements (décès, maladie, handicap) survenus au
cours d’une certaine période t1 - t2. le dénominateur représente la
population exposée au risque de survenue de cet événement pendant cette
période. C’est une quantité souvent difficile à exprimer avec précision. La
constante k est une puissance de 10 qui dépend de la taille relative des
quantités x et y. on choisie k de telle sorte que le taux comporte un à deux
chiffres avant la virgule, ceci afin de faciliter la lecture. Aussi si on a
observé un taux de 0.00036/an on choisira k = 10 000 de telle manière que
l’on puisse écrire que le taux de maladie x est de 3.6 pour 10 000 et par
an.
Certains
taux sont également des proportions. Certaines proportions sont des taux, mais
les deux expressions ne sont pas forcément interchangeables.
Ainsi
si dans les 24 heures qui suivent un banquet fréquenté par 500 personnes, 50
souffrent de gastro-entérite (32 hommes et 18 femmes) on peut calculer
successivement :
-
la proportion de
malades parmi les invités (50/500) x 100 = 10% cette proportion est également
le taux brute de maladie.
-
Les proportions
d’hommes ou de femmes malades :(32/50) x 100 = 64% d’hommes parmi les
malades.( 18/50) x 100 = 36 % femmes parmi les malades. Ces deux expressions 64
% et 36 % ne sont pas des taux ;
pour calculer les taux spécifiques de maladie en fonction du sexe, il faudrait
connaître le nombre d’hommes et de femmes ayant participé au banquet.
3 catégories de taux sont le plus souvent utilisés en épidémiologie : le taux de morbidité, de mortalité et de natalité.
LE
TAUX DE MORBIDITE
-
Taux de
prévalence
-
Taux d’incidence
-
Taux d’attaque
Le
taux d’attaque est une forme particulière aux taux d’incidence calculé sur une
très courte période de temps, ne dépassant pas en général le mois.
On calcule les taux d’attaque au cours d’un épisode épidémiologique, avec en général une constante k = 100. On peut dire par exemple que le taux d’attaque de la rougeole dans la ville pour le mois de janvier est de 2.4 pour 100 hommes et de 1.6 pour 100 femmes. On peut alors calculer le rapport du taux masculin sur le taux féminin (1.5/1) ou , à l’inverse, le rapport de taux féminin sur le taux masculin
INDICE
Un
indice est un paramètre de mesure servant à estimer un taux dans le cas où le
dénominateur de ce dernier ne peut être correctement mesuré. Ainsi ce que l’on
appelle communément un taux de mortalité maternelle n’est en faite qu’un
indice.
En
effet le numérateur est ici le nombre de décès maternels attribuables à la
grossesse, l’accouchement et ses suites au cours d’un intervalle
De temps t1– t2. Le dénominateur devrait en toute rigueur être constitué par toutes les grossesses survenues au cours de cet intervalle dans la même population. Dans la pratique, on ne peut pas estimer facilement le nombre d’événements, et on utilise comme dénominateur le nombre de naissances vivantes déclarées pendant la période. La quantité ainsi obtenue en divisant le numérateur par le dénominateur n’est pas proprement parler un taux mais un indice donnant cependant une certaine idée du risque de décès associé à la survenue d’une grossesse dans une population donnée à un moment donné.
RISQUE
C’est
la probabilité qu’un événement (phénomène de santé …..) survienne dans une
population donnée pendant une période donnée.
= nombre de personnes qui font un événement / nombre de personnes à risque pou développer cet événement
Exemple : 4000 personnes saines ont été sous surveillance pendant 10 ans . au cours de cette période 100 personnes ont développé la maladie M . le risque à 10 ans = 100/4000 = 2.5 %
FACTEUR DE RISQUE
(F.R)
Variable
qui, sur la base de données épidémiologiques, est reconnue comme étant associée
avec des phénomènes de santé et qu’il serait important de prévenir. Le facteur
de risque peut être :
-
endogène=
génétique, âge, sexe, morbidité……..
-
exogène :
environnement, conditions socio- économiques et culturelles, profession, mode
de vie, alimentation, niveau scolaire
MARQUEUR DE RISQUE
Terme généralement réservé aux facteurs de risques qu’on ne peut pas contrôler, tel que l’âge, le sexe,l a profession,le groupe ethnique.
LES MESURES DU RISQUE
Ce sont les différentes mesures de fréquence qui constituent les mesures du risque, aussi bien chez le groupe des exposés et des non exposés que, chez l’ensemble de la population étudiée. Ainsi les mesures de risque peuvent être :
-
des taux d’incidence
(densité d’incidence)
-
des incidences
cumulatives
-
des taux
d’attaque, de létalité ou de mortalité (qui sont aussi des incidences)
Nous
allons utiliser le terme (risque) (ou incidence) pour désigner la mesure de
risque chez les deux groupes et chez le total des deux groupes.
-
la mesure du
risque chez les exposés= R e+ (Ie+)
-
la mesure du
risque chez les non exposés = Re- (Ie-)
-
la mesure du
risque chez le total = Rt ( It )






