L’HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
C’est l’ensemble des éléments constitutifs du milieu d’un être vivant. C’est aussi l’ensemble des éléments constitutifs du paysage naturel ou du paysage artificiellement crée par l’homme.
Le climat, la géologie, la pédologie, l’hydrologie, la flore et la faune sont les éléments essentiels du paysage naturel.
L’action humaine sous des diverses formes (défrichement, déboisement, mise en culture, construction de barrage, de routes, d’usines, appropriation des lieux habités, etc.) constituent le facteur déterminant du paysage
artificiel. L’aménagement rationnel du territoire, la préservation des sites (la production de la faune) la lutte contre la pollution, sont les grands traits d’une politique moderne de l’environnement. Définition de la pollution et facteurs favorisants :
C’est la souillure, l’infection, contribuant à la dégradation d’un milieu vivant. Pollution de l’eau, pollution atmosphérique…
La pollution qui revêt des aspects multiples, conduit à une modification des équilibres biologiques naturels.
La pollution de l’air, ou pollution atmosphérique est du aux produits gazeux et solides rejetés dans l’air par les installations industrielles : oxyde de carbone, de soufre et d’azote, poussières, particules radioactifs, produits chimiques (mercure…)
La pollution des eaux est du aux substances provenant des effluents industriels et urbains (rejet des eaux usées), des épandages agricoles etc.
Certaines de ces substances peuvent résister aux agents naturels de destruction).
Malgré la dilution, l’océan lui-même n’échappe pas à cette pollution.
Les polluants chimiques sont très nombreux : hydrocarbures (déballastage des pétroliers, forages en mer, accidents, détergents, pesticides, oxyde de titane, etc.), les mini organismes apportés par les eaux ménagères, le rejet des industries alimentaires, peuvent propager des maladies en souillant l’eau de boisson ou en contaminant les animaux marins (huîtres, crustacés, etc.).
La pollution des eaux cause d’importants dommages à la faune des cours d’eau.
Une autre forme de pollution thermique : menace la planète toute entière : les polluants créent un effet de serre qui accroît la température atmosphérique et peut à long terme bouleverser le climat.
La pollution des sols est due à l’infiltration d’eaux elles mêmes polluées par l’emploi inconsidéré d’engrais chimiques et pesticides.
La pollution radioactive résulte de l’exposition des bombes thermonucléaires et des rejets des centrales nucléaires (déchets radioactifs).
Les raio-éléments les plus dangereux sont ceux dont les périodes sont les plus grandes : cobalt 5 ans et Strontium 27 ans.
Les dangers présentés par la pollution ont amené les gouvernements à mettre en place une réglementation sévère concernant le rejet des polluants, à contrôler l’évolution de la pollution de l’air et des eaux, à insister par des aides financières et industrielles et des collectivités à réaliser de nouvelles installations d’épuration « lutte antipollution » mais une politique planétaire s’impose.
Les moyens de luttes :
Introduction :
La lutte contre les maladies transmissibles a de tout temps rendu nécessaire l’assainissement du milieu ; mais aujourd’hui, c’est l’évolution sociale, économique et technologique, qui pose de nouveau problèmes :
Ø Accroissement démographique, urbanisation, industrialisation, modification par l’homme lui-même de son environnement naturel.
Ø Les principaux problèmes d’hygiène du milieu, autres que ceux déjà vus concernant :
§ La lutte contre la pollution atmosphérique,
§ Le contrôle de la pollution du sol,
§ La lutte contre le bruit.
Dans tous les pays en voie de développement, il faut y ajouter certains problèmes particuliers.
La pollution atmosphérique :
Le degré de la pollution atmosphérique est influencé par la densité de la population, le développement industriel, la structure sociale et économique, le climat, les conditions géographiques locales.
Dans les agglomérations, les polluants proviennent surtout de :
Ø L’utilisation des combustibles fossiles : ils produisent des fumés, des poussières et des oxydes de soufre.
Ø Des véhicules à moteurs : ils émettent de l’oxyde de carbone, du plomb, d’azote, des particules solides, etc.
Ces contaminations ont des effets bien définis sur la végétation et le climat local.
Ils peuvent avoir aussi, des effets néfastes sur la santé de l’homme.
Cependant, la relation entre la morbidité humaine et la pollution de l’air n’est pas encore totalement élucidée).
On admet toutefois que certains groupes de population son particulièrement sensibles aux facteurs de pollution de l’eau : ce sont les sujets très jeunes ou très vieux, les malades et les personnes déjà exposés par leur profession.
La pollution du sol :
La pollution du sol est causée surtout par la décharge de déchets solides ou liquides à la surface du sol en profondeur. Le sol peut ainsi être pollué par des substances non dégradables ou difficilement dégradables : déchets de l’industrie minière, produits pétroliers, insecticides persistants utilisés surtout en agriculture, déchets radioactifs.
Certains de ces polluants détruisent la vie végétale et les pesticides peuvent atteindre l’homme par l’intermédiaire des plantes ou des fruits sur lesquels sont répandus.
Le bruit :
Le bruit est considéré comme la quatrième pollution d’importance pour la santé publique après celle de l’air, de l’eau et des déchets.
Son niveau augmente continuellement :
Les industries, les transports aériens et terrestres, la construction, les récepteurs de radio et de télévision sont autant de sources de bruit qui se multiplient avec la population.
Les dangers occasionnés par le bruit ne sont pas clairement établis.
Mais il est probable que l’augmentation du bruit peut contribuer à des troubles mentaux et de comportement. Le contrôle du bruit peut être obtenu par des mesures administratives et légales aussi bien que par des moyens pédagogiques et psychologiques.
L’isolement des bâtiments, la planification des villes et des terrains (zonage), la restriction du trafic routier, sont des mesures efficaces.
Dans les pays en voie de développement :
Dans les zones rurales des régions en voie de développement, les programmes d’hygiène du milieu se limitent généralement à deux secteurs prioritaires :
Ø L’approvisionnement en eau potable et l’évacuation sanitaire des excrétas.
Ø D’autres problèmes, variables selon les régions, doivent cependant être considérés :
Par exemple : les insuffisances de l’habitat, la pollution occasionnée par l’agriculture industrielle.
Il en est de me^me pour les zones urbaines de ces pays :
Il est nécessaire d’élargir le champ des programmes d’hygiène du milieu afin de protéger la population en accroissement contre les dangers liés au développement rapide des échanges de denrées alimentaires.
De même, dans les régions touristiques, les exigences de l’hygiène et de l’assainissement s’étendent bien au-delà de ce qui concerne l’eau potable et l’évacuation des déchets.
L’hygiène de l’habitat
Il est difficile de définir clairement l’influence de l’habitat sur la santé et le bien être de l’homme.
Cependant, on sait que l’assainissement du milieu résidentiel fait baisser la morbidité et la mortalité. Il est facile de voir l’influence de l’habitat sur la santé physique :
Ø
Dans la propagation des maladies transmissibles :
§ ainsi, il est bien connu que l’eau contaminée et l’évacuation défectueuse des eaux usées sont associées étroitement aux infections intestinales.
§ L’entassement des individus dans des locaux exigus, facilite la contagion.
§ Les maladies des voies respiratoires sont plus fréquentes chez les occupants des locaux insuffisamment aérés.
Ø Dans la fréquence des accidents : un grand nombre sont dus à des défauts du logement et de ses abords.
Ø
Dans la satisfaction des besoins physiologiques : ou
encore l’importance des efforts demandés à l’organisme.
L’habitat doit bénéficier d’un air pur sans mauvaises odeurs, d’un degré d’humidité salubre et agréable, de conditions de température assurant le confort et l’efficacité, d’une ventilation qui contribue aux besoins déjà mentionnés.
Les bruits ne doivent pas être susceptibles de nuire à la santé, l’éclairage doit être suffisant.
Les rapports entre l’habitat et la santé mentale sont plus difficiles à étudier, mais il est clair que l’habitat doit assurer une vie personnelle et une vie sociale conformes aux mœurs et aux habitants de la collectivité.
Facteurs généraux de salubrité :
L’épanouissement familial et individuel a besoin d’un habitat salubre, organisé et sans dangers.
Les objectifs à atteindre par l’hygiène du milieu en fonction des besoins humains sont les suivants :
Ø Prévenir la mortalité prématurée,
Ø Prévenir les maladies et les traumatismes,
Ø Assurer le bon rendement de l’organisme humain,
Ø Assurer le confort.
Les unités d’habitation :
Les objectifs auxquels les unités d’habitation doivent être indiqués que dans leurs grandes lignes.
Le climat, les habitudes et les conditions socio-économiques et culturelles de la population déterminent l’espace à prévoir pour chaque occupant.
Dans les pays développés, des normes d’espace minima les ont définis.
Dans les pays en voie de développement, les règles sont temporairement moins sévères et plus appropriées aux conditions locales.
L’espace n’est pas seulement une question de surface, mais aussi de volume.
Le cubage d’air :
Le cubage d’air à prévoir par occupant est déterminé par la surface, la hauteur du plafond, le taux de renouvellement d’air et les moyens d’aération, la température et l’éclairage désiré, etc.
Il est fondamental que chaque ménage dispose d’une unité d’habitation indépendante et convenablement isolée du monde extérieur.
Il est bon de prévoir une pièce ou un espace séparé des chambres à coucher et utilisables comme lieu de réunion. Pour des raisons d’ordre moral, il ne convient pas que les adolescents et les adultes de sexes différents partagent une même chambre à coucher, sauf les époux.
.Les lieux d’aisance :
Ils doivent être dans une pièce séparée du bâtiment où sont logés les animaux domestiques, soit séparée des pièces d’habitation.
L’équipement sanitaire et
ménager :
Il faut un approvisionnement en eau potable suffisant et accessible, ainsi qu’une évacuation hygiénique des excrétas et autres déchets liquides et solides.
Il faut aussi inclure l’équipement nécessaire à la conservation, à la préparation, la cuisson et la consommation des aliments.
Tous ces équipements sont indispensables partout, indépendamment du climat et des autres conditions locales.
L’idéal est que chaque famille, possède à domicile les installations de lessive et de toilette.
Mais il faut reconnaître que dans les pays en voie de développement cette condition ne peut pas toujours être remplie actuellement.
Il est au moins recommandé d’installer des lavoirs publics alimentés en eau salubre et pourvus d’un dispositif d’évacuation hygiénique de l’eau usée.
Les installations nécessaires à la conservation, la préparation, le service et la consommation des aliments ont pour but d’empêcher que ceux-ci s’abîment ou soient pollués.
L’aménagement de l’unité d’habitation pour répondre à ces buts est conditionné par les coutumes locales.
En général, la partie de l’habitation utilisée pour la préparation des aliments doit avoir un dispositif pour la cuisson, un évier et des installations de conservation.
Les besoins physiologiques :
L’habitat doit satisfaire certains besoins humains qui ont une base physiologique.
Ces besoins se basent surtout sur une bonne aération, un bon éclairage et une bonne température.
Ø Pour la température, un habitat salubre est habitat dans lequel l’individu éprouve un sentiment de confort. Bien que ce sentiment varie selon les individus et dépend aussi de nombreux autres facteurs, des normes ont été établies dans divers pays industrialisés.
Elles
recommandent en effet, pour l’hiver une température ambiante de 18° à
Ø Pour l’humidité, il n’est possible de préciser davantage les normes données au dessus car on ne sait pas encore quel état hygrométrique de l’air répond le mieux aux besoins humains, ni dans quelles conditions l’humidité risque de nuire à la santé.
Ø La ventilation : elle a pour but principal d’éviter que des substances dangereuses soient présentes dans l’air et puissent nuire à la santé, soit immédiatement, soit en s’accumulant.
Elle réduit aussi au minimum la teneur de l’air en substances pouvant provoquer des réactions physiologiques désagréables.
Dans les régions tempérées, une bonne ventilation doit renouveler l’air à raison de 0,30m3 par minute et par occupant.
Ø L’éclairage : son problème consiste à fournir à l’individu une lumière suffisante en quantité et en qualité pour lui permettre d’exercer son activité.
L’habitat rural
Les besoins en matière de logement dans les zones rurales sont aussi urgents, sinon plus que les zones urbaines.
L’habitation adéquate constitue l’une des exigences fondamentales de l’hygiène rurale.
Les conditions sociales et économiques influençant l’habitation ; et à son tour, l’habitat exerce une forte influence sur ces conditions.
En principe, les logements doivent répondre aux mêmes besoins humains partout où qu’ils s’agissent de zones rurales ou d’agglomérations urbaines.
La différence pour les logements ruraux est la difficulté d’avoir des installations des services collectifs.
En revanche, l’habitat rural n’est pas exposé à certains inconvénients que l’on rencontre souvent dans le milieu urbain comme la pollution de l’air ou le bruit.
Les besoins particuliers de l’habitat rural, créés par les activités agricoles sont l’évacuation hygiénique des excréments d’animaux.
Les locaux spéciaux réservés aux animaux qui doivent être séparés de l’habitation afin de réduire au minimum la contamination par le bétail.
La sécurité et la prévention contre les accidents à domicile
Les accidents domestiques atteignent surtout les enfants de 1 à 4 ans notamment, et les gens âgés.
Ceci est du à la mauvaise disposition des lieux, installations défectueuses, produits et appareils ménagers mal utilisés, appuis de fenêtre : fenêtre non grillagées, rampes d’escaliers, ascenseurs (trappes)…
Donc, il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour construire une maison saine. (Le confort et l’équilibre mental sont conditionnés par un logement sain et de grandeur suffisante.
Il ne suffit pas de s’efforcer de purifier l’atmosphère des villes, d’éloigner les usines dangereuses, d’aménager des squares) des jardins d’enfants, des parcs, des terrains de jeux et de sport.
Un permis d’habiter délivrer par les autorités locales est nécessaire avant l’installation dans toute nouvelle habitation, au cas où l’habitation ne serait conforme au plan déposé, le propriétaire serait poursuivi et mis en demeure de faire cesser d’urgence l’insalubrité.
L’entretien de l’habitation :
Il concourt de façon évidente au confort et à l’hygiène.
L’extincteur de sécurité, toute habitation doit en être munie (pour éteindre le feu).
Il faut respecter toutes les normes d’une habitation salubre, il faut éviter :
Ø Les fenêtres non grillagées (mettre du grillage).
Ø Les abords (de terrasse) qui ne respectent pas les mesures de sécurité (respecter les normes données par les autorités locales).
Ø Respecter les normes de sécurité des escaliers : cependant, éviter les escaliers verticaux, ils doivent être larges avec un bord de sécurité. Respecter les normes des escaliers.
Ø Les placards doivent avoir des clés.
Ø La fenêtre du toit (patio) doit être grillagée ou munie de carrelage spécial en verre transparent.
Ø Le sol ne doit pas être glissant.
Ø L’ascenseur doit être munie de mesures de sécurité, d’une alarme, d’un extincteur contre l’incendie.
Ø Toute habitation doit être munie d’un extincteur contre l’incendie.
Ø Les grands bâtiments doivent être munies d’escaliers de sécurité.
Ø Pour faciliter la propreté des locaux, il importe de supprimer les niches à poussière. Les meubles compliqués avec corniche et moulures.
Ø Dans les chambres réduites au maximum teinture et baldaquins des plafonds, des penderies installées dans les mûrs recommandables.
Ø Paillassons tenus propres et battus quotidiennement.
Ø Etendre l’usage des appareils ménagers domestiques qui en économisant la force de la maîtresse de la maison, facilite le nettoyage et la tenue du logement.
Mais quelles que soient les conditions souvent défectueuses du logement, ce qui prime, c’est la qualité des occupants et plus spécialement, l’intelligence, l’ordre, l’ingéniosité et le travail de la maîtresse de maison.
Les accidents à domicile
Les accidents à domicile :
Dans notre vie quotidienne, partout : au travail, où à la maison, on peut avoir des accidents.
Les accidents à domiciles sont fréquents chez toutes les personnes, mais ils sont plus fréquents chez les enfants et encore plus graves chez les vieillards par leurs complications (fractures du fémur et du bassin…).
Parmi les accidents à domicile on peut citer :
Ø Les brûlures : qui sont causées le plus souvent par le feu, un liquide bouillant
(eau très chaude, lait chaud, thé…), un produit chimique (acide), l’électricité, fer à repasser, cuisinière, bouilloire, casserole, cocotte…). Il faut citer aussi les brûlures buccales ou digestives causées par l’ingestion de produits caustiques ou toxiques.
Ø Intoxication : soit par l’ingestion de produits chimiques ou toxiques ou par ingestion accidentelle de médicaments pour inhalation d’un gaz toxique intentionnellement, butane, du gaz carbonique (surtout l’hiver). A ne pas oublier les toxi-infections alimentaires suite à l’ingestion d’aliments souillés par différentes bactéries et leurs toxines.
Ø
Détresse respiratoire : causées par l’inhalation d’un corps
étranger solide ou par étouffement par un sac, un oreiller…
Ø
Les morsures humaines : les luttes enfantines ; les
combats ou jeux entres frères et sœurs peuvent être à l’origine des morsures.
Elles provoquent rarement des lésions tissulaires ou des hémorragies graves,
mais le risque infectieux (infections par des virus et des bactéries de la
bouche) est plus élevé que dans le cas des morsures animales.
On peut ajouter aussi les morsures des petits mammifères, comme les rongeurs.
Les morsures des serpents et des scorpions qui sont susceptibles d’injecter du venin qui est très dangereux, voire mortel.
Ø Les piqûres des insectes : elles peuvent être la cause des démangeaisons, de douleurs, de réactions allergiques, infections des lésions de grattage.
Ø D’autres accidents : l’introduction d’un corps étranger à l’intérieur de l’oreille, étouffement par le biberon, chute dans les escaliers…
Les moyens de prévention :
Afin de prévoir un nombre important des accidents à domicile, on peut :
Ø Eloigner ou enlever les sources de ces accidents.
Ø Sensibiliser les mères et les familles sur les précautions à prendre pour éviter ces accidents : exiger le port des chaussures…
Ø Eviter de laisser les médicaments ou autres produits toxiques à la portée des enfants.
Ø Si on a un animal domestique à la maison, éviter de le laisser en contact direct avec l’enfant (le vacciner).
Ø Ne pas laisser les enfants jouer avec des objets coupants ou tranchants, qui sont très dangereux d’où le risque des blessures et des coupures.
Ø Ne pas laisser un nourrisson seul avec les petits frères et sœurs.
L’hygiène du travail
L’hygiène de l’atelier :
Sans mesures d’hygiène, l’atelier pourrait être un lieu particulièrement mal sain.
Il est donc nécessaire de lutter contre les insalubrités éventuelles. Aujourd’hui, l’hygiène de l’atelier est réglementée, elle assure la protection de l’ouvrier.
Les locaux doivent être conformes aux principes généraux de salubrité déjà étudiés (hygiène de l’habitation) :
Mûrs lavables, sol imperméable, grandes bais, eau potable, vestiaire, lavabos, WC en nombre suffisant, douches éventuellement.
Les réglementations exigent actuellement un cubage industriel de 7m3 et même de 10m3 s’il s’agit d’un laboratoire, d’une assise, d’un magasin ou bureau ouvert au public. La ventilation naturelle se fera par des fenêtres, des vasistas ou des vitres perforées, ne déterminant pas de courant d’air.
Dans certains cas (travail dans des poussières, dans des vapeurs toxiques) il faut recourir à des ventilateurs puissants. Les installations de conditionnement de l’air sont souvent nécessaires.
L’atelier doit être éclairé largement, tantôt par le toit tantôt par des fenêtres et de préférence par les deux.
L’éclairage artificiel doit être uniforme et d’intensité convenable. Un mauvais éclairage qu’il soit excessif ou insuffisant, prédispose aux accidents de travail et fatigue les ouvriers.
En somme, la base de l’hygiène générale de l’atelier ne diffère guère de celle des habitations.
Toutefois, dans des cas particuliers qui dépendent de la nature du travail et des insalubrités constatés, des mesures spéciales sont prises.
Rôle du médecin du travail :
Le médecin de travail doit d’abord pratiquer la visite d’embauchage, cet examen a pour but de déterminer si l’ouvrier est apte au travail envisagé, de l’orienter vers le post qui lui conviendrait le mieux, de préciser ceux qui sont contre indiqués pour lui.
Il permet aussi de s’assurer que l’ouvrier n’est pas atteint d’une affection dangereuse pour ses camarades de travail.
La visite d’embauchage doit comporter un examen radiologique des poumons (de préférence radio photographique) et tout examen complémentaire permettant de préciser l’aptitude au travail du salarié. L’utilité de cette visite est indispensable. En effet, il convient de ne pas placer à un travail debout une femme enceinte ou un ouvrier atteint d’ulcère variqueux, de ne pas diriger sur un travail de force un individu maigre, un cardiaque ou un sujet atteint d’une hernie.
De même, il ne faut pas recruter un anémique dans une usine où existe un risque d’exposition à des radiations ionisantes ou un asthmatique dans une entreprise où l’air est souillé de poussières.
Le médecin de travail a aussi un autre rôle qui est capital, c’est la pratique des examens médicaux périodiques chez les ouvriers.
Il est très important de dépister des maladies professionnelles dès leur début et de procéder au à un éventuel changement de post de l’ouvrier malade pour éviter des complications.
Enfin, le médecin de travail a un autre rôle :
Ø La surveillance de l’hygiène générale de l’établissement (propreté, chauffage, aération, ventilation, éclairage).
Ø Il contrôle au point de vue sanitaire, la cantine de l’usine.
Ø Il pourra faire des suggestions relatives à l’amélioration des conditions du travail et à la suppression des risques.
Ø Le médecin est secondé par une infirmière qui lui apporte une aide précieuse dans toutes les questions d’hygiène des locaux et de la cantine.
Ø L’assistante sociale est la collaboratrice du médecin dans toutes les œuvres médicosociales de l’établissement (crèches, chambre d’allaitement, placement des enfants en colonie de vacances…).
Quelques infections professionnelles :
Ø Le tétanos professionnel (égoutiers).
Ø Le charbon professionnel.
Ø La leptospirose ictéro-hémorragique (égouts, abattoirs, mines, etc.)
Ø Les brucelloses professionnelles (contact avec des animaux, infection de laboratoires).
Ø L’ankylostomose professionnelle =) anémie des mines.
Ø La tuberculose bovine (tuberculose cutanée et ganglionnaire (axillaire), synovites ostéo-artrites).
Ø Les hépatites virales infectieuses et sanguines (manipulation ou emploi de sang humain et de sérosités).
Ø Les dermatophytes professionnelles d’origine animale (dermites).
Ø Le saturnisme représentait avant la guerre, les trois quarts des intoxications observées. Le saturnisme est devenu rare, suite aux mesures préventives (port de vêtements spéciaux de travail, toilettes soigneuses, des mains et surtout des ongles après le travail, douches, interdiction de prendre des repas dans l’atelier, ventilation, lutte contre la poussière. La surveillance médicale est rigoureuse (chercher l’anémie).
Ø Le plomb est soit absorbé par voie digestive (mains sales), soit par voie cutanée, soit par voie respiratoire.
En cas de déclaration de maladie, le malade sera pris en charge et écarté de son post pour éviter les rechutes.






